Pourquoi je fais ce métier

Avant d’accompagner d’autres femmes, je suis passée par là.

Mes deux enfants – aujourd’hui jeunes adultes – sont nés grâce à la PMA. Ma fille à la quatrième insémination, mon fils à la troisième tentative de FIV-ICSI.

Mon parcours n’a pas été le plus difficile. J’étais bien suivie, sans complications médicales. Mais comme beaucoup de femmes, j’ai connu cette tension particulière qui s’installe quand le corps devient un terrain d’attente, de protocoles et d’analyses.

Ma fille est arrivée à un moment où, sans le vouloir, j’avais cessé de me focaliser sur le résultat. Je suivais une formation, je riais avec d’autres femmes, je pensais à autre chose. La nouvelle est venue comme une surprise – j’ai d’ailleurs eu du mal à y croire, après tant de faux espoirs.

Cette expérience m’a appris une chose simple : pendant une PMA, le mental joue un rôle qu’on sous-estime souvent. Pas pour « provoquer » une grossesse – aucun thérapeute ne peut promettre cela. Mais pour rendre le parcours plus respirable, et permettre au corps de retrouver son équilibre.

J’ai aussi connu, plus tard, l’anxiété de la grossesse après PMA. Cette peur sourde de perdre ce qu’on a tant attendu. Ce besoin d’être rassurée à chaque étape. C’est aussi pour ces femmes-là que j’exerce aujourd’hui – celles qui ont obtenu leur grossesse mais qui ont du mal à la vivre pleinement.

Que vous soyez encore en parcours, ou enceinte après plusieurs années d’attente, vous méritez d’être accompagnée dans ce que vous traversez aujourd’hui – pas seulement dans le résultat espéré.

Si vous lisez ces lignes et que vous traversez l’un de ces moments, sachez que vous n’êtes pas seule. Le premier échange téléphonique est offert – 15 minutes pour faire connaissance, sans engagement.

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